.Das tote Meer in meinem Fleisch
hat geboren einen Hafen
jeden Tag zur gleichen Zeit
legt sie an um mich zu strafen
mit einer sterbenden Galeere
die Lerche mit der weiβen Haube
ich würde töten daβsie bei mir wäre
doch hat sie Schnabel gleich dem Greif
und Fänge scharf wie eine Schere.
Sie wirft Anker und wird singen
entzwei mein Schiffchen aus Papier
schneidet es mit edlen Klingen
schreit sich zu kälteren Gewässern
es sinkt und niemand singt mit mir
und darum hab ich Angst vor Messern.
Das Schiffchen blutet aus dem Mast
in die Brust der Groβmama
und wenn ihr nachts die Sonne scheint
ist jemand da der mit ihr weint
wir treiben kalt auf Augenschauern
hungerfroh in schweren Fässern
sie schneidet tief um mich zu essen
und darum hab ich Angst vor Messern.
Und wenn mir nachts die Sonne scheint
Ist niemand da der mit mir weint.
☆ ☆ ☆
La mer morte en ma chair
a fait naître un port
chaque jour à la même heure
elle m'accoste pour me punir,
l'alouette avec sa coiffe blanche
au bord d'une galère mourante
j'aimerais la tuer si elle était proche de moi
mais elle possède le bec d'un griffon
et des serres acérées comme des ciseaux.
Elle jette l'ancre et s'apprête à chanter
coupe en deux mon petit bateau en papier
avec des lames en métal précieux,
s'envole en criant vers des eaux plus froides
alors il sombre et personne ne chante avec moi
et c'est pour ça que j'ai peur des couteaux.
Le petit bateau a son mât qui saigne
dans la poitrine de la grand'maman
et quand pendant la nuit le soleil brille pour elle
il y a quelqu'un qui pleure avec elle,
nous dérivons insensibles sur des regards tremblants
avec une faim joyeuse, elle entaille profondément
dans des tonneaux massifs pour me dévorer.
et c'est pour ça que j'ai peur des couteaux.
Et quand pour moi le soleil brille pendant la nuit
il n'y a personne pour pleurer avec moi.
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